mardi 9 décembre 2014

Test de 3 câbles USB de 2 m, de 3.90€ à 550€ 

Généralités sur le transfert de données musicales numériques (Flux PCM pour ce qui n’est pas DSD) :
Le passage d'un signal analogique à un signal numérique, se fait via une conversion analogique / numérique, par échantillonnage.
En effet, la prise des valeurs du signal analogique se fait :
 - A intervalles de temps constants par ce que l’on appelle la fréquence d’échantillonnage : 44100 kHz (pour le CD) / 88200 kHz / 96kHz  / 176 kHz / 192 kHz / 396 kHz
 - Par une quantification en bit de chacune des valeurs échantillonnées : 16 bits / 24 bits / 32 bits
Autrement dit : à chaque période de l'horloge (selon la fréquence choisie), on "prend" le signal analogique et on lui donne une valeur numérique (le bit).
Par exemple, à la fréquence de 96 kHz, soit 96000 fois par seconde, on peut  échantillonner le signal analogique en 24  0 ou 1 (24 bits) ou en 16  0 ou 1 (16 bits)
Pour les CD :
La fréquence est fixée à 44,100 kilohertz, le signal analogique est encodé numériquement  sur 16 bits (une combinaison de 16 x 0 et 1) Chaque seconde de musique contient 44100 échantillons, codés sur 16 bits et 2 canaux. Au total, cela représente 1,411 millions de "bits" par seconde de musique !!!

Le convertisseur Asynchrone :
Les convertisseurs dernière génération sont quasiment tous « asynchrone »
Asynchrone, pour un convertisseur ou Dac, signifie que celui-ci peut recevoir les données sans contrainte de temps. Généralement, ceci se fait par la mise en place d’un « buffer » ou zone tampon. Dans cette zone tampon, les données numériques sont stockées le temps nécessaire et y restent jusqu'à leur conversion. 
Le buffer adapte l’arrivée du flux PCM (transformation en numérique de signaux analogiques) dans le convertisseur, au temps dont celui-ci a besoin pour la conversion.

Ce petit préambule technique, pour tenter de mesurer subjectivement la quantité d’informations qu’un câble USB doit véhiculer...

Bien sûr, ils le font tous et même pas mal du tout !
Un simple câble d’imprimante est capable de faire ce travail très convenablement.
Mais voyons si il est possible, en dépit du fait qu’un flux PCM n’est finalement composé que de 0 et de 1, d’améliorer encore la restitution finale, la restitution musicale en fait, avec des câbles USB de meilleure facture.

Pour harmoniser les longueurs, je n’ai testé que des câbles de 2m car la longueur du BMC PureUSB est soit de 2m soit de 5m
J’ai donc pris pour mon test trois câbles biens différents, en conception et en prix :

- Un câble USB d’imprimante tout «simple» de valeur faible puisqu’il ne coûte que 3.90€ en 2m


- Le câble USB BMC PureDac avec son boitier actif et dont le prix bien plus élevé, (54 fois plus cher !) est de 210€ en 2m



- Le câble USB d’un câblier Américain très connu : MIT.
J’ai choisi le modèle StyleLink Matrix dont le prix de 550€ pour 2m, est 141 fois plus élevé que celui de l’USB d’imprimante (!!!) et 2.6 fois plus élevé que celui de l’USB BMC



J’ai pour mon test, utilisé les matériels suivant :
- Un NAS Synology sur lequel sont stockés mes fichiers wav et aiff.
- Une tablette pour commander le NAS, via l’application Synology DS Audio
- Un Dac Primare DAC30



- Un amplificateur AudioValve RKVIII



- Un casque JPS Labs Abyss




C’est bien entendu volontairement que j’ai choisi ce système très haut de gamme, car l’objectif étant de tenter d’identifier les différences entendues à l’écoute entre trois câbles USB, je souhaitais être sûr de la grande capacité de résolution du système servant au test.
Dans ce cas précis, je pense pouvoir affirmer sans trop me tromper, que le pouvoir de résolution du système DAC30 / RKVIII / Abyss 


se situe aux plus hauts sommets de ce qu’il est possible d’entendre au casque actuellement.
Le RKVIII était relié au DAC30 par un câble symétrique de haute volée, de 1 m :
Le JPS Labs Superconductor XLR



Les musiques écoutées ont été :


  Katie Melua et la plage " I'd love to Kill you " de son album "the House"




l'incontournable (pour moi, bien sûr) Ciaccona in A major de Johann Heinrich Schmelzer
                Magnifique violon, musique de toute beauté. Voici avec ce titre 9 mn de volupté !




Le clavecin est un instrument très difficile à reproduire correctement parce qu'il peut très vite devenir "acide" "sec" et éthéré.
Sur cet album d’œuvres du compositeur et claveciniste Français Jacques Duphly (1715 - 1789) et interprétées par Christophe Rousset, j'ai choisi la plage 24, le "4ème livre




Un orchestre symphonique à présent, avec la magnifique page "Danzon" du compositeur Espagnol Arturo Marquez, extraite de l'album "Espana"




Le fameux "Jazz at the pawnshop" dans sa version SACD
quel enregistrement !
J'ai choisi la plage 8 "Barbados"

Les écoutes :

J’ai commencé par comparer sur chacun des albums choisis, le câble USB d’imprimante avec le câble USB BMC PureUSB

- Katie Melua :

C'est très beau avec les deux câbles, mais en comparaison directe, le câble d’imprimante « pince » un peu la voix. Elle est plus consistante, mieux placée en timbre et en hauteur avec l’USB BMC.
Elle est également plus « ouverte » et j’entends plus de détails sur les terminaisons de mots avec le câble BMC

- Schmelzer :

Tout se passe ici, avec cette magnifique chaconne pour violon, dans les registres médium,  haut médium et aigu.
Autant dire qu’il est aisé d’entendre avec ce type de fichier, les différences audibles en termes de résolution, de raffinement, de ciselé, de douceur.
Ce que j’entends avec le BMC PureUSB correspond d’avantage à ce que je j’aime et recherche :
Une grande douceur accompagnée d’une très belle richesse harmonique.
Le tout est plus raffiné, moins « simplifié » qu’avec le câble USB d’imprimante.
J’entends également plus d’ouverture avec le câble BMC.
le violon est tout simplement plus beau avec le BMC.

- Jacques Duphly :

Dans ce fichier, priment uniquement les fréquences haut médium et aigu.
Là encore, plus de richesse harmonique, plus d’ouverture avec le Câble BMC. Les notes, dans toute leur tessiture sonore sont moins « écourtées » et leurs harmoniques viennent enrichir et compléter le timbre superbe de ce très beau clavecin.
Très beau également avec le câble d’imprimante, mais il faut bien le dire, la comparaison directe avec le PureUSB montre les limites d’un câble « basique » dans les registres où nous trouvons le plus d’informations.

Espana :

Le hautbois et la clarinette de l’introduction sont mieux détourés et plus précisément placés dans l’espace avec le PureUSB.
L’orchestre apparaît ensuite plus précis, moins confus et moins « brouillon » qu’avec le câble d’imprimante.
J’entends également avec le câble d’imprimante un léger tassement de dynamique sur les « forte », les envolées d’orchestre et là encore, un sentiment de «flou » que je ne remarque pas avec le PureUSB

Jazz at the Pawnshop :

Le PureUSB m’offre plus de profondeur, plus de précision sur le placement des pupitres dans l’espace.
Ils se détachent tous mieux les uns des autres avec le BMC.
Le grave est plus tendu, le saxo plus « suave » et d’une manière générale, l’ensemble sonne plus « convainquant », si tant est qu’il soit possible de s’exprimer ainsi.
Une fois encore, très beau avec le câble d'imprimante, mais un peu "simplifié" en comparaison directe avec un meilleur câble.

En seconde écoute :

le Câble USB BMC PureUSB a été comparé au Câble USB MIT StyleLink Matrix :

L'écart se creuse encore.
Je trouve même que les différences entre le Câble USB MIT et le câble USB BMC sont plus importantes qu’entre le BMC et celui d’imprimante.
Oui, elles sont moins subtiles et portent d’avantage sur un accroissement de la transparence et de la clarté.
Je ne vais pas détailler musique par musique au risque de me répéter. Comme dit ci-dessus, je constate avec le câble USB MIT StyleLink, un gain significatif en transparence et en clarté sur tous les fichiers écoutés.
Ceci ce traduit par exemple sur la voix de Katie Melua, par plus de « velouté », un meilleur rendu de l’acoustique du lieu de l’enregistrement.
Sur la chaconne de Schmelzer, le violon monte plus haut, il est plus clair, encore plus détaillé mais également plus ouvert.
A l’écoute de la superbe page « Danzon » de l’album Espana, l’orchestre est plus libre dans ses écarts dynamiques, là encore les ambiances du lieu sont mieux lisibles et l’ensemble « respire » d’avantage.

Alors bien sûr, si l’on souhaite le meilleur rapport qualité / prix, le câble d’imprimante est imbattable.
Pour quelques euros seulement, il saura nous régaler, c’est un fait certain pour moi.
Après et c’est le cas pour beaucoup d’entre nous, existe aussi la volonté d’optimiser son système.
Après avoir dépensé une somme plus ou moins conséquente (En sachant que ceci est tout a fait relatif), nous n’aimons pas trop savoir que notre système puisse être limité, bridé, par des connexions de base. Alors nous cherchons à faire au mieux.
Et bien au même titre qu’un câble de modulation, le câble USB a son importance et peut-être considéré comme un « vrai » maillon.

A chacun de nous de savoir si un  PureUSB à 210€ vaut mieux qu’un câble d’imprimante à moins de 4€  ou si un MIT Style Link  à 550€ est préférable à un BMC PureUSB…
Ce n’est pas moi qui répondrai à votre place !

Pour ce qui me concerne, les différences de sonorités entre câbles USB existent. Je viens une fois de plus de m'en convaincre.
Et ceci, en dépit des arguments objectivistes selon lesquels, un câble qui transporte des 0 et des 1 ne peut pas avoir d'influence sur le transport de ces "bit". Et par conséquent, ne peut d'aucune manière avoir une incidence sur le rendu musical final. 

Mais mes conclusions n’engagent que moi, et je prie le lecteur de prendre ce qui lui convient dans mes écrits, comme bien entendu, de rejeter ce qui ne lui convient pas.

Pierre




jeudi 2 octobre 2014

Test de 4 ensembles Dac / Amplificateur pour casques de 1350€ à 1770€ :














Ces quatre “combo” dac / ampli, sont des appareils que j’aime vraiment beaucoup.
La musicalité des ces beaux jouets est indéniable et tous, sont plus ou moins polyvalents en termes d’association avec la quasi-totalité des casques du marché.
Bien évidemment, leur plus gros atout est de réunir dans un boitier unique, un dac de haute volée et un amplificateur casque de très haut niveau également, le tout pour des prix somme toute encore abordables pour beaucoup d’entre nous.

Alors oui, 1350€ pour le moins cher d’entre eux est une somme pouvant sembler élevée dans l’absolu.

Après, si l’on réfléchi aux différentes possibilités d’acquisition d’un dac + un amplificateur pour casques séparés, l’on s’aperçoit qu’il n’est finalement pas aisé d’arriver au niveau de musicalité du HP-A8, du PureDac, du Conductor ou du Dac-X3 dans ce créneau de budget.

Mes essais ont été faits avec trois casques différents :
Le Grado PS1000
L'Audeze LCD-X
Le RudiStor Chroma MD2

Bien que ces super casques présentent des signatures sonores assez différentes (surtout pour ce qui concerne le PS1000 et le LCD-X), leurs niveaux très élevés de transparence et de résolutions m'ont permis de mettre en évidence des différences plus ou moins subtiles, différences que j'ai pu entendre entre ces 4 ensembles.

Les titres musicaux que j'ai choisi cette fois sont :

Abed Azrié : Adonis, "Semaï pour Adonis"


Ce très bel album, très intimiste et très bien enregistré met en valeur la très belle voix grave d'Abed Azrié. Très belle couleur des instruments orientaux.


Barbara : le temps du Lilas


Là aussi, très bel enregistrement de la voix de Barbara. Ce titre est intéressant parce qu'il permet de se concentrer sur le naturel de la voix.


Johann Heinrich Schmelzer : Ciaccona in A major


Magnifique violon, musique de toute beauté. Voici avec ce titre 9 mn de volupté.


Live à Fip : Musica Nuda : I will survive


Interprétation extrêmement originale et plaisante du "tube" : I will survive.
Petra Magoni et Ferrucio Spinetti avec sa contre basse nous surprennent à chaque seconde !



J'ai choisi le titre "Vieux Frère" du très talentueux groupe : Fauve




Magnifique enregistrement du pianiste Cubain Bebo Valdes et du chanteur Gitan Diego el Cigala.
Làgrimas Negras est un mélange superbe de musiques latines et de Jazz, à la sauce Gitane....



Ici, sur cet album de Ben Sidran, c'est la restitution du lieu de l'enregistrement, de l'ambiance de cabaret et de l'étagement des plans sonores qui ont retenus mon attention.
j'ai choisi la plage "See that rock".



Cet album du Ricercar Consort, consacré à Bach et à Haendel est magnifique et j'ai écouté pour mes tests la plage 1, le premier morceau du concerto pour hautbois d'amour de Jean-Sébastien Bach.



Un album de clavecin à présent.
le clavecin est un instrument très difficile à reproduire correctement parce qu'il peut très vite devenir "acide" "sec" et éthéré.
Sur cet album d’œuvres du compositeur et claveciniste Français Jacques Duphly (1715 - 1789) et interprétées par Christophe Rousset, j'ai choisi la plage 24, le "4ème livre"



Tous les fichiers étaient stockés et lus par mon PC, j'ai utilisé le player JRiver.

J'ai utilisé la méthode suivante :

Choisir un dac / ampli à comparer à n'importe lequel des 3 autres, puis après le test, garder celui que je préfère pour le comparer au troisième et finir par la comparaison entre celui que j'ai préféré à nouveau avec le dernier.

J'ai donc commencé par le Fostex HP-A8 que j'ai confronté au Burson Conductor.

D'une manière générale, le HP-A8 est plus doux mais cependant un peu moins précis que le Conductor.

De ce fait, j'ai préféré le HP-A8 avec le PS1000



et le Chroma MD2



pour sa faculté à "calmer" un peu ces deux casques dans les hautes fréquences, alors que j'ai beaucoup aimé la clarté et la transparence que le Conductor apporte au LCD-X.

Au fur et à mesure de mes écoutes, ceci s'est finalement confirmé et sur tous les titres écoutés, c'est le Fostex HP-A8 que j'ai préféré avec le casque Grado PS1000 et le RudiStor MD2, comme j'ai trouvé plus de plaisir avec l'Audeze LCD-X lorsqu'il était associé au Burson Conductor.

Mon protocole de départ devenait alors irréalisable puisque d'emblée, je n'ai pas réussi à trouver un dac / ampli meilleur que l'autre, dès lors qu'il fallait alimenter trois casques différents.

J'ai donc commencé par simplifier un supprimant un casque :
je n'ai gardé que le RudiStor Chroma MD 2, finalement dans la même lignée sonore que le PS 1000 et bien sûr le LCD-X, très différent.



Le MD2 est plus facile à marier que le PS1000, il coûte beaucoup moins cher et in fine, ne procure pas moins de plaisir.

J'ai poursuivi en remplaçant le Burson Conductor par le RudiStor Dac-X3
Les choses sont là, assez différentes.
En effet et en comparaison directe, le HP-A8 semble pour le coup moins précis, moins "incisif" sur les notes, les timbres, que le Dac-X3.
j'ai entendu, par exemple sur le violon de la magnifique chaconne de Schmelzer ou sur le clavecin du 4ème livre de Jacques Duphly, plus de richesse, de contrastes et de couleurs avec le Dac-X3.
Le HP-A8 bien que magnifique quand je l'écoute seul, lisse finalement un peu le message et ne présente pas autant d'aptitudes à focaliser les sources dans l'espace.
En écoutant "Lagrimas Negras" de Bebo y Cigala, j'ai entendu un grave mieux tendu et un peu plus propre avec le Dac-X3.
Finalement le Fostex HP-A8 et le RudiStor Dac-X3 sont plutôt proches, mais le X3 va un peu plus loin en terme de richesse, de raffinement dans le haut médium / aigu et surtout, il apporte un peu plus de poids et de consistance aux timbres.
Je préfère le Dac-X3 au HP-A8 aussi bien avec le casque RudiStor Chroma MD2 qu'avec l'Audeze LCD-X.
En effet, la précision accrue du Dac-X3 me plait davantage avec n'importe lequel de ces deux casques et me ramène à ce que j'avais aimé un instant auparavant, avec le LCD-X alimenté par le Burson Conductor.

Mes toutes premières conclusions sont  :

- Je préfère le Dax-X3 au HP-A8 que ce soit avec le PS 1000, le Chroma MD2 ou le LCD-X
- Je préfère  le HP-A8 au  Conductor avec le PS 1000 et le Chroma MD2
- Je préfère le Burson Conductor au Fostex HP-A8 pour alimenter l'Audeze LCD-X

Par conséquent et selon mes propres critères, le Dac-X3 est plus polyvalent puisqu'il convient aussi bien à la clarté, la transparence et la richesse des timbres des PS 1000 et MD2 qu'à la consistance, la douceur, la matité sonore du LCD-X.

J'ai bien entendu comparé également et directement le Conductor au Dac-X3.
Là encore, j'ai entendu un peu plus de richesse de timbre, un meilleur rendu des ambiances et de l'espace, un peu plus de contrastes et de couleurs, un peu plus de douceur avec le Dac-X3.

Je vais donc à présent passer à l'écoute comparative du Dac-X3 et du BMC PureDac, puisque c'est le X3 que je retiens de la première confrontation Dac-X3 / HP-A8 / Conductor.

J'ai commencé par écouter la chaconne pour violon de Schmelzer.
Il me semble percevoir un peu plus d'ouverture avec le PureDac, mais je n'en suis pas vraiment sûr et je pense qu'en écoute en aveugle, je serais bien incapable de différencier l'un ou l'autre des deux dac / ampli tant ils me semblent proches en timbres.
La restitution est de toute beauté sur cette superbe page musicale,avec les deux, que ce soit à l'écoute du RudiStor Chroma MD2 ou du LCD-X.
J'essaie avec le PS1000 et là encore, je ne différencie pas vraiment les PureDAc du DAC-X3
La difficulté reste la même à l'écoute d'Abed Azrié, de Barbara, de I will survive et des autres titres sauf...le concerto pour hautbois d'amour de Bach !
C'est très curieux d'ailleurs, mais cette expérience montre bien tout l'intérêt de choisir des plages de musique classique au message complexe, lors de tests d'appareils de reproduction sonore.
La complexité de la couleur de timbres des différents instruments de l'orchestre, et le nombre des interprètes demandent un pouvoir de résolution mettant à mal le PureDac.
La restitution est, comparée à celle offerte pas le RudiStor DAC-X3 confuse et colorée.
Les instruments, l'orchestre en fait, semblent pincés, "étroits" alors que tout est à sa place, doux et raffiné avec le RudiStor.

Je dirais que pour les personnes qui n'écoutent jamais de musique classique ou baroque, le PureDac ou le DAC-X3 sont extrêmement proches, quasiment indifférentiables à l'écoute.
Par contre, pour qui aime se délecter des envolées d'un orchestre classique, du raffinement d'un orchestre baroque et aime entendre un message complexe avec la plus grande précision, le DAC-X3 va plus loin.
Ceci s'est vérifié avec mes trois casques.

Alors que conclure de tout ceci ?

Nous avons là 4 combos Dac / ampli de très haut niveau mais un peu différents.

- Le RudiStor DAC-X3 est à mon sens, le plus polyvalent, en tout cas avec des casques de basse impédance (ce qui est le cas du PS1000, du MD2 et du LCD-X)
Il restitue avec classe et distinction tous les types de musiques et alimente aussi bien des casques très clairs comme le PS1000 et le MD2 que des casques plus mats comme les casques Audeze.
Sa signature sonore globale peut être vue par certains comme un peu colorée dans le médium / aigu, dans le sens où effectivement, c'est l'appareil proposant la restitution la plus "chaude" et la plus riche de ce comparatif, dans ces gammes de fréquences.
Personnellement, je sais de moins en moins ce que "neutralité" signifie....

Sur le plan pratique, le DAC-X3 ne propose aucune fioriture inutile.
Juste 3 entrées numériques (USB, optique et coaxiale) et deux sorties analogiques (asymétrique RCA et symétrique XLR)
Le niveau sonore de ces sorties est fixe.



En façade, la sortie casque se fait par un unique jack 6.35mm.
Le niveau sonore est réglable par le bouton de volume.




 - Le BMC PureDac est très comparable au DAC-X3, aussi polyvalent quand aux casques à lui associer, il l'est moins, par contre, pour ce qui concerne les styles de musiques à écouter.
Je le trouve superbe sur quasiment toutes les musiques, quasiment identique au DAC-X3 en terme de signature sonore mais pas pour l'écoute de musique classique.
Il restitue moins bien que le RudiStor la complexité des couleurs, des contrastes, des timbres d'un orchestre classique ou baroque. Il détimbre même un peu et ceci se perçoit d'autant mieux si il est possible de le comparer directement avec le X3


Comme le DAC-X3, il propose deux sorties analogiques : Une asymétrique avec connecteurs RCA et une sortie symétrique avec connecteurs XLR.
Pour ce qui concerne les entrées numériques, en plus de la coaxiale, de l'USB et de l'optique, il propose également une entrée au standard AES/EBU.
Une télécommande est fournie avec l'appareil et chose intéressante, il est possible de régler indépendamment le niveau sonore de la sortie préampli (analogique) et des deux sorties casque.



 Sorties casque en asymétrique par jack 6.35mm ou symétrique par XLR 4 points





- Le HP-A8 est le plus "rond" des quatre. Il arrondi un peu les angles, ne présente pas une focalisation des sources aussi précise que le Conductor, le PureDac ou le DAC-X3.
Il lisse également un peu les timbres et leur enlève alors un peu de contraste et de vie.
D'une manière générale, la restitution que propose le Fostex est moins incisive, moins précise et je le pense, un peu moins crédible que celle présentée par le Conductor, le PureDac ou le X3.
Cependant et subjectivement, le HP-A8 est apte à procurer beaucoup de plaisir.
Les casques à lui associer devraient être, selon moi, des casques très clairs et transparents, comme le sont les casques Grado, le RudiStor MD2 ou le Sennheiser HD800.
Sur le plan pratique, c'est le plus complet des 4.


Il ne propose pas de sortie analogique symétrique et c'est dommage.
Une seule sortie symétrique RCA donc.
Les entrées digitales sont par contre nombreuses : 2 optiques, une coaxiale, une USB et une au standard AES/EBU
le HP-A8 dispose aussi et ce n'est pas banal, de deux sorties digitales : une optique et une coaxiale.
Chose très intéressante : le HP-A8 peut être considéré soit comme un prémpli à niveau de sortie variable, (sortie analogique variable)) soit comme un véritable ampli casque (entrée analogique) de haute  volée ( de plus haute qualité que le dac interne) soit comme dac seul  (sortie analogique fixe à sélectionner en façade) soit en tant que dac / ampli casque (entrées digitales)
Il est également possible de lui faire lire une carte SD mais je n'ai pas essayé.
Les possibilités sont nombreuses à partir de l'écran en façade :
Réglage du gain (jusqu'à + 20dB possible !) , du sur-échantillonnage ( 1 X, 2 X, 4 X), de sélection de différents filtres digitaux, de sélection de sortie directe (pour bypasser le potentiomètre de volume) de l'intensité lumineuse de l'affichage etc...



Le HP-A8 offre également la possibilité de connecter simultanément deux casques.
Il est muni d'une télécommande avec réglage de volume.

- Le Burson Conductor se situe, je trouve, entre le Fostex HP-A8 et les BMC PureDac / RudiStor DAC-X3
Sa signature sonore n'atteint pas la richesse et le ciselé dans le haut médium aigu du PureDac ou du DAC-X3, mais le Conductor focalise cependant mieux les sources dans l'espace que le Fostex.
Le Conductor est plus clair et un peu plus transparent que le Fostex.
C'est pour cette raison que je le préfère avec l'Audeze LCD-X, plus mat que le PS1000 et le MD2.
Le Conductor est  le plus puissant des 4. Il est capable de produire 4W sur 16 ohms ce qui est réellement énorme pour un ampli casque.
Le  Fostex ne développe par exemple, que 700mW sur une charge de 32 ohms...
Le grave du Conductor me semble être le plus tendu, le mieux impacté.


Le Conductor propose trois entrées numériques : USB, optique et coaxiale.
Il propose une sortie analogique RCA (dac out) qui permettra de ne se servir que de l'étage dac et d'attaquer ainsi un amplificateur en niveau de sortie fixe..
Nous trouvons également une sortie à niveau variable (Pré Out)
Chose intéressante sur le Conductor : Deux entrées analogiques contre une pour le Fostex HP-A8
Le Conductor pourra alors être également utilisé en tant qu'ampli casque seul, avec un dac externe.



Une unique prise jack 6.35mm en façade.

Voici donc 4 très beaux appareils, un peu différents musicalement, bien sûr, mais tous les 4 de très haut niveaux.
Une écoute comparative me semble importante avant toute décision d'acquisition, car même si il n'existe pas de gros écarts de musicalité, des différences bien audibles existent et peuvent, selon nos goûts et nos attentes, nous amener à choisir une référence plutôt qu'une autre.

Pierre







jeudi 26 juin 2014

Ecoute comparative de deux amplificateurs à 600€ :
Le Burson Soloist et le RudiStor NX-03



Tout le monde n’a pas les capacités financières ou la motivation de se payer un ensemble JPS Labs Abyss et Audiovalve RKVIII…


Est-ce que c’est bien ainsi ?
Est-ce que c’est dommage ?
Plus j’y réfléchis, plus je parts dans des considérations qui me dépassent et plus je m’éloigne d’une réponse satisfaisante.
D’ailleurs, y a-t-il une réponse ?
Je ne pense pas.
C’est comme ça et ce qui est….est.

Mais les choses ne sont pas si mal faîtes et heureusement, ce n’est pas bien grave pour ceux d’entre nous au budget plus modeste.
Ils peuvent évidemment espérer à juste titre,  faire l’acquisition de « petits » systèmes abordables, très musicaux et avec lesquels le plaisir d’écouter de la musique peut être complet.
Alors bien sûr, un ensemble ampli / casque à moins de 1000€ ne fera pas autant de musique qu’une association à près de 10000€. (Et j’oublie là, volontairement, les dacs !)
Mais ce que je retiens de mes nombreuses années d’expérience, c’est qu’il  est possible de se régaler à l’écoute d’une plage musicale en voiture, avec son autoradio et de s’ennuyer dans son fauteuil, avec un casque à xxxx€ sur la tête.
Combien de fois l’ai-je expérimenté !
Combien de fois il m’est arrivé d’être « emporté » émotionnellement  par  une musique qui me touche, sur telle ou telle station de radio, malgré la qualité médiocre du matériel utilisé, alors que d’autres fois, je n’ai pas réussi à « rentrer » dans la musique, à l’écoute d’un système casque ou enceintes de très très haut niveau….
Dépenser des fortunes est bien entendu possible, mais se régaler avec du matériel modeste l’est également.
Et heureusement !

Je pense que c’est plutôt notre état d’esprit du moment, qui nous amènera au plaisir ou à la frustration indépendamment du matériel choisi.
Si je passe mon temps d’écoute à analyser la bande passante, à chercher où se trouve tel interprète dans l’espace, ou à « zapper » de titres en titres toutes les 2 minutes, il y a de fortes chances pour que cette cession ne m’apporte aucun plaisir….
D’un autre coté, si le lendemain, le corps détendu et l’esprit apaisé,  je m’abandonne sans retenues à un titre choisi et que je laisse la musique venir à moi, que je la « goûte » dans tout son contenu, et que je l’autorise à m’imprégner sans réserves,  il est fort possible que je vive alors un grand moment !



Ce petit préambule,  afin de nous amener à considérer que des matériels abordables à un grand nombre d’entre nous, puissent être vecteurs d’immenses plaisirs, pour peu que nous  soyons « ouverts » à la réception de leur message.
Il est question ici de deux amplificateurs pour casques.

le Burson Soloist :


et le RudiStor NX-03



Pour tout ce qui est technique, vous voudrez  bien trouver a la fin de cet article, deux liens vers les pages web de ces deux produits, sur les sites de leurs constructeurs respectifs.

Afin de tenter de rester cohérent, la plus grande partie de mes écoutes a été faite avec un casque très abordable et très plaisant à l’écoute : le Grado SR325is. (395€)


Nous avons donc là deux ensembles à moins de 1000€.


J’ai écouté un peu de tout, de la musique pop, du Jazz, du classique, du Baroque, de la musique du monde, de la musique Gipsy etc…
Désolé pour les amateurs de musique Electro, Hard rock, Metal,  etc… je n’y arrive pas !

Comme toujours, le dac était mon PS Audio PerfectWave lisant directement mon Nas via un cordon USB PureUSB1 de chez BMC.
Le choix d’un très « gros » dac est volontaire, j’aurais pu choisir le PS Audio Nuwave dont je dispose également.
L’objet de cet article étant la comparaison de deux amplificateurs et non de deux systèmes complets, mon choix s’explique par la volonté de ne pas « brider » les amplis à la source et de leur permettre, afin d’en extraire toutes les subtilités et donc les différences, de s’exprimer à leur plein potentiel.

Afin de ne pas passer mon temps à brancher / débrancher les amplis, je les ai connectés simultanément au dac avec les deux mêmes cordons de modulation (des Symbiose en cuivre cryo de ma fabrication)



 via deux Y en sorties du dac.


Les deux amplis sont finalement assez proches.
D’une manière générale, ce qui caractérise le Burson Soloist, c’est  la « patate » dans le grave alors que le RudiStor NX-03 se démarque par plus de consistance sur les timbres et une plus grande douceur.
Mais voici plus de détails :



Cet album du Ricercar Consort, consacré à Bach et à Haendel est magnifique et j'ai écouté pour mes tests la plage 1, le premier morceau du concerto pour hautbois d'amour de Jean-Sébastien Bach.

Burson Soloist :
L'orchestre est magnifique et l'image cohérente. j'ai là de très beaux timbres, une belle largeur et une profondeur suffisante pour croire sans efforts à ce que j'écoute.
Le Hautbois d'amour est très bien timbré et le violoncelle qui marque la basse continue est parfaitement détouré, avec des attaques d'archet franches et riches en harmoniques.

RudiStor NX-03 :
D'un coup, l'image s'ouvre en largeur et devient plus profonde. les timbres sont un peu plus riches et plus "épais".
Le hautbois est plus "plein", plus chaud et le violoncelle qui semblait riche et détaillé l'est encore d'avantage.
il semble également un peu mieux "dégraissé" avec le NX-03...



L'album de Sting : "Ten Summoner's Tales" à présent :
J'ai choisi la plage 10, Shape of my heart.

Burson Soloist :
La voix est très belle, très naturelle. Le côté un peu mélancolique du titre passe avec émotions.
Les instruments sont bien localisés et l'ensemble s'écoute, pour ma part, sans la moindre critique.

RudiStor NX-03 :
Comme sur le précédant album, la scène s'ouvre et s'approfondit.
Curieusement la voix est moins mise en avant. L'effet de profondeur de l'image s'applique également à la voix du chanteur. Elle prend un peu de recul et nous place ainsi en auditeur avec un peu de distance, ce qui, je trouve, concours à plus de crédibilité.
La voix de Sting est également plus chaude, plus riche et un peu mieux placée.



Barbara Femme piano : j'ai choisi une chanson simple mélodiquement mais charmante et au sens profond.
Barbara a composé cette "petite cantate" en hommage à la fiancée que Serge Lama venait de perdre lors d'un très grave accident de voiture.

Burson Soloist :
La voix est surprenante de présence et de délié. Elle est cependant un peu brillante à certains moments mais malgré ça et à mon goût, superbe.

RudiStor NX-03 :
La voix me semble plus juste parce que plus "pleine", mieux "charpentée". Elle est cependant un peu plus "ronde" et moins bien détourée qu'elle ne l'est, reproduite par le Soloist.



Magnifique enregistrement du pianiste Cubain Bebo Valdes et du chanteur Gitan Diego el Cigala.
Làgrimas Negras est un mélange superbe de musiques latines et de Jazz, à la sauce Gitane....

Burson Soloist :
Très belle dynamique. La contrebasse est superbe de tension et de présence.
La voix rocailleuse de Diego el Cigala semble parfaitement naturelle, les moindres de ses inflexions sont reproduites avec une belle acuité.
Le piano de Bebo Valdes est quand à lui parfois superbe, parfois un peu trop brillant à mon goût sur certaines notes.

RudiStor NX-03 :
La voix du chanteur est un peu plus riche, moins "lissée". 
Encore une fois, elle possède ce petit plus de matière et de chaleur qui me la fait préférer ici.
Le rythme semble un peu moins marqué qu'avec le Conductor.
Là aussi, l'image est bien plus spacieuse et le piano a perdu  ses quelques duretés....



Un album de clavecin à présent.
le clavecin est un instrument très difficile à reproduire correctement parce qu'il peut très vite devenir "acide" "sec" et éthéré.
Sur cet album d’œuvres du compositeur et claveciniste Français Jacques Duphly (1715 - 1789) et interprétées par Christophe Rousset, j'ai choisi la plage 24, le "4ème livre"

Burson Soloist :
Je dois dire ici que l'écoute ne fût pas bien longue !
Sur cette plage que je connais bien, le clavecin m'a vite semblé "pincé", petit et justement un peu trop éthéré.
Il est très aéré, très détaillé, mais à mon sens, au détriment des timbres.

RudiStor NX-03 :
C'est mieux ! C'est même beaucoup mieux !
Le clavecin reprend de l'ouverture, s'épaissi et s'adouci.
Il est pétillant mais pas "sec", riche mais pas "acide".
Les notes se suivent avec une grande intelligibilité mais toujours avec beaucoup de douceur.



Ici, sur cet album de Ben Sidran, c'est la restitution du lieu de l'enregistrement, de l'ambiance de cabaret et de l'étagement des plans sonores qui ont retenus mon attention.
j'ai choisi la plage "See that rock".

Burson Soloist :
La représentation est superbe. Les bruits de fond de salle, de public sont reproduits avec beaucoup de naturel.
Le rythme est très bien marqué, beaucoup de dynamique.
La restitution est très intimiste, dans le sens où les instruments sont tout prêts, là, à côté de moi. La voix du chanteur est également très proche et très détaillée. Bien placée en hauteur elle donne une illusion de présence remarquable.

RudiStor NX-03 :
C'est un peu différent.
Le rythme est tout aussi bien appuyé et les ambiance de salle sont également reproduites avec autant de véracité.
Par contre et ceci devient récurrent, l'image est plus large et plus profonde.
Pour le coup, je prends un peu de distance par rapport aux instruments et au chanteur.
Je ne suis plus au milieu de la scène mais un peu en retrait, à quelques mètres.
D'une manière générale, la restitution est également un peu plus douce.

Les deux propositions sont tout aussi plaisantes, seuls les goûts personnels permettront de trancher.



Encore un très beau disque !
Le Concert des Nations et Jordi Savall nous interprètent ici des pièces du compositeur / violoncelliste Italien, Luigi Boccherini (1743 - 1805)
J'ai choisi la plage 3, troisième mouvement du superbe fandango pour guitare.

Burson Soloist :
Une proposition superbe de transparence, de clarté, d'intelligibilité et de rythme.
L'orchestre est superbe et la guitare bien timbrée et présente.
Tout semble bien à sa place et ne souffre, à mes oreilles, d'aucune critique.

RudiStor NX-03 :
C'est un peu différent mais tout aussi plaisant.
la clarté s'est un petit peu estompée au profit de timbres plus soyeux et raffinés.
Je ne sais pas si je l'ai déjà dit...mais l'image avec le NX-03 est plus large et plus profonde...!
Nous sommes là dans un style de restitution que je qualifierai de naturel alors que nous étions un peu plus "hifi" avec le Soloist.
Ceci ne veut pas dire que l'une surpasse l'autre, mais juste que ces propositions sont un peu différentes et que quand certains auditeurs pencheront pour l'une, d'autres préféreront la seconde.



Sénégal est un album du chanteur Sénégalais Ismaël Lo.
J'ai choisis la plage 7 : Yaye Boye
Superbe chanson, superbe musique, superbe voix, superbes instruments...! Que du plaisir !!!

Burson Soloist :
Beaucoup de détails et de transparence avec le Soloist.
A 1'06 mn apparaît un instrument dont j'ignore le nom mais que je pourrais assimiler un peu à une viole de gambe...
Cet instrument est ici superbe dans sa couleur légèrement "âpre" et originale.
les chœurs sont splendides de présence et l'ensemble joui de beaucoup de contrastes et d' une multitude de couleurs.

RudiStor NX-03 :
L'image est encore une fois plus spacieuse, c'est indéniable.
L'ensemble est un peu moins clair mais tout aussi transparent.
Le niveaux de détails semble identique mais là aussi et ce n'est pas la première fois, le tout est un peu plus doux et soyeux.
Ma fameuse "viole de gambe" qui n'en est certainement pas une (!) est avec le NX-03 plus consistante et "épaisse".



J'ai choisi, pour terminer, le titre "Vieux Frère" du très talentueux groupe : Fauve

Burson Soloist :
La encore tout semble y être.
Alors bien sûr, avec un plus gros ampli je m'apercevrai sûrement que ce n'est pas tout à fait le cas.
Mais ce qui est intéressant, comme vu en préambule, c'est que la satisfaction est bien présente ici et qu'en l'absence de comparaison directe, elle peut également être complète.
Superbe ! Un vrai régal

RudiStor NX-03 :
Idem !
Les différences déjà mises en évidence sont présentes ici, bien sûr, mais bien que la proposition soit un peu différente, elle est avec le NX-03, tout aussi plaisante qu'avec le Soloist.
Tout semble être là et en tout cas, si il manque quelque chose, comme je ne le sais pas si je ne connais pas le titre ou si je ne compare pas directement avec mon RudiStor RP030...je me régale sans réserve et la musique passe avant le matériel.


Bien !
Voilà un bon moment et la confirmation pour moi que prendre beaucoup de plaisir à l'écoute de mes musiques préférées, n'implique pas forcément de dépenser une fortune !

Puissent, ceux d'entre nous qui ont les moyens et la chance de s'offrir de "gros" système, en profiter pleinement.
Puissent, ceux d'entre nous aux moyens plus modestes, ne pas se désespérer et ne pas rêver sans cesse à ce qu'il leur sera difficile d'acquérir.



Un bon "petit" système parfaitement optimisé et bien mis en oeuvre, saura pleinement les satisfaire tout en restant raisonnable.

Pierre